03/11/2011
La tristesse du diable
La tristesse du diable Silencieux, les poings aux dents, le dos ployé, Enveloppé du noir manteau de ses deux ailes, Sur un pic hérissé de neiges éternelles, Une nuit, s'arrêta l'antique Foudroyé. La terre prolongeait en bas, immense et sombre. Les continents battus par la houle des mers ; Au-dessus flamboyait le ciel plein d'univers ; Mais Lui ne regardait que l'abîme de l'ombre. Il était là, dardant ses yeux ensanglantés Dans ce gouffre où la vie amasse ses tempêtes, Où le fourmillement des hommes et des bêtes Pullule sous le vol des siècles irrités. Il...